Comité éditorial

Cette revue est initiée par le projet de recherche éponyme « Trouble dans les collections » soutenu par la Fondation Maison des sciences de l’homme (2019-21) qui réunit Lotte Arndt, Emmanuelle Chérel, El Hadji Malick Ndiaye et Marian Nur Goni. C’est dans ce cadre que s’inscrivent les quatre numéros à paraître en 2021. La revue s’appuie et croise des études que nous menons individuellement ou collectivement. La constitution d’un comité scientifique sur proposition du musée Théodore Monod renforcera cet espace de réflexion, et sa vocation de reprendre l’activité éditoriale.

Lotte Arndt, théoricienne et curatrice, accompagne le travail d’artistes qui questionnent le présent postcolonial et les antinomies de la modernité dans une perspective transnationale. En 2013, elle soutient sa thèse sur les Négociations postcoloniales dans les revues culturelles africaines à Paris (Humboldt Universität Berlin/Paris VII, Denis Diderot). Elle enseigne à l’Ecole supérieure d’art et de design Valence Grenoble. Elle mène actuellement une recherche sur la conservation toxique et les apories des collections post-impériales. Choix de publications : Candice Lin: A Hard White Body, (ed. avec Yesomi Umolu), Chicago University Press, 2019 ; Les revues font la culture ! Négociations postcoloniales dans les périodiques parisiens relatifs à l’Afrique (2047-2012), Trier, WVT, 2016 ; Ramper Dedoubler. Collecte coloniale et affects /Crawling Doubles. Colonial Collecting and Affect (ed. avec Mathieu K. Abonnenc et Catalina Lozano), B42, 2016 ; Hunting & Collecting. Sammy Baloji (ed. avec Asger Taiaksev), MuZEE, Galerie Imane Farès, 2016.

Emmanuelle Chérel, docteure en histoire de l’art, habilitée à diriger des recherches, membre de l’UMR CNRS AAU équipe CRENAU de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes, travaille sur les dimensions politiques de l’art et privilégie des approches théoriques interdisciplinaires afin de considérer une proposition artistique comme acte accompli au sein d’une réalité historique. Actuellement, son travail se concentre sur le présent postcolonial du champ de l’art. Professeur titulaire à l’École des Beaux-arts de Nantes Saint-Nazaire, responsable du Campus Dakar, elle y a mené les projets de recherche Pensées archipéliques, Penser depuis la frontière et, depuis 2019, Ateliers de troubles épistémologiques avec El Hadji Malick Ndiaye. Elle a écrit de nombreux articles (Critique d’Art, Multitudes, Black Camera, Journal des Laboratoires d’Aubervilliers, L’ Art Même, May, La part de l’œil et dans de nombreux livres collectifs), un ouvrage Le Mémorial de l’abolition de l’esclavage de Nantes – Enjeux et controverses (PUR, 2012), et a codirigé L’Histoire de l’art n’est pas donnée : Art et postcolonialité en France (PUR, 2016), Penser depuis la Frontière (Dis voir, 2018).

El Hadji Malick Ndiaye est docteur en histoire de l’art de l’Université Rennes II, ancien postdoctorant du Laboratoire d’excellence Création, Arts et Patrimoines (Labex CAP) et du Centre de Recherches sur les Arts et le Langage (EHESS/CNRS), diplômé de l’Institut National du Patrimoine (Paris) et ex boursier de l’Institut National d’Histoire de l’Art (Paris). Il est actuellement chercheur à l’Institut Fondamental d’Afrique Noire/Ch Anta Diop, conservateur du Musée Théodore Monod d’art africain de l’IFAN et enseigne dans les universités Cheikh Anta Diop et Gaston Berger, l’Histoire de l’art et le Patrimoine culturel. Secrétaire général d’ICOM Sénégal, membre du conseil d’administration de l’IFAN, membre du bureau Art Council of African Studies Association (ACASA) et directeur artistique de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar (édition reportée, 2020), il est spécialiste de l’art moderne/contemporain, des politiques culturelles et des institutions muséales africaines.

Marian Nur Goni est historienne et historienne de l’art. Sa thèse, soutenue à l’EHESS en 2017, s’intitulait « Réparer (avec) l’archive ? Histoires de photographies somalies et de leurs circulations (1890 – 2016) ». Ses travaux, ayant un focus diasporique et panafricain, portent principalement sur l’histoire de collections d’objets et de photographies en/d’Afrique de l’Est, soulevant par là des questions de transmissions de mémoires, d’écriture de l’histoire et de processus de patrimonialisation. Elle est membre de International Inventories Programme, un projet curatorial et de recherche autour de l’inventaire en cours d’objets kényans conservés hors du Kenya, et co-fondatrice avec Erika Nimis, du blog Fotota. Perspectives africaines en photographie. Elle est actuellement chercheuse associée au CESSMA (Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques), Université de Paris.

Pour toute information ou collaboration nous sommes joignables à cette adresse: troubledanslescollections@gmail.com

Numéro ISSN : 2778-2913, Paris/France.