Introduction

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Marian Nur Goni

TEXTE PRESENTATIOn EN ATTENTEUne conversation entre Nanette Snoep, Carla de Andrade Hurst et Aurora RodonòUne conversation entre Nanette Snoep, Carla de Andrade Hurst et Aurora RodonòUne conversation entre Nanette Snoep, Carla de Andrade Hurst et Aurora RodonòUne conversation entre Nanette Snoep, Carla de Andrade Hurst et Aurora RodonòUne conversation entre Nanette Snoep, Carla de Andrade Hurst et Aurora RodonòUne conversation entre Nanette Snoep, Carla de Andrade Hurst et Aurora RodonòUne conversation entre Nanette Snoep, Carla de Andrade Hurst et Aurora RodonòUne conversation entre Nanette Snoep, Carla de Andrade Hurst et Aurora RodonòUne conversation entre Nanette Snoep, Carla de Andrade Hurst et Aurora RodonòUne conversation entre Nanette Snoep, Carla de Andrade Hurst et Aurora RodonòUne conversation entre Nanette Snoep, Carla de Andrade Hurst et Aurora RodonòUne conversation entre Nanette Snoep, Carla de Andrade Hurst et Aurora RodonòUne conversation entre Nanette Snoep, Carla de Andrade Hurst et Aurora RodonòUne conversation entre Nanette Snoep, Carla de Andrade Hurst et Aurora RodonòUne conversation entre Nanette Snoep, Carla de Andrade Hurst et Aurora RodonòUne conversation entre Nanette Snoep, Carla de Andrade Hurst et Aurora RodonòUne conversation entre Nanette Snoep, Carla de Andrade Hurst et Aurora Rodonò

tut offrirait un espace, un temps, de recherche, d’ancrage et de fuite. Il contribuerait à l’effort commun engagé pour quitter les vieilles catégories (à la fois mortes et vivantes), dépasser les vocations naturalistes ou esthétiques des collections constituées durant la période coloniale et défaire les spectres des chronologies normatives. Sa responsabilité serait de mettre à mal les logiques de découpage et de classification, d’invalider les oppositions dichotomiques (telles que nature-culture, fiction-réalité), d’enrayer la monstration pétrifiée des objets et combattre encore certaines doxas théoriques, clôtures académiques et routines institutionnelles. La proposition qu’il ferait est d’inclure d’autres récits, d’autres savoirs et connaissances et de transmettre des absences. D’appréhender d’autres relations complexes et mouvantes qui se jouent entre pa.ma.trimoines, territoires, histoires, mémoires, traductions, liaisons, transmissions, transformations afin de mieux les connaître mais aussi les bouleverser et les fabuler. De modifier nos sensibilités, de cultiver d’autres rapports à soi même et au monde par les univers de l’art, la poésie, avec leurs spéculations2. De s’affirmer comme une matrice de projections et de germinations pour surmonter les béances de l’histoire collective, avec ses manques, ses vides, ses approximations, ses leurres, ses malaises. De considérer l’Histoire comme le récit de tout ce qui naît, de tout ce qui pourrait advenir ou devenir. De retravailler les fictions, de diffracter et multiplier les récits ouverts, afin de créer un milieu plus dense du fait de la variété de leurs versions. De trouver de nouvelles trames et directions narratives, de multiples ressorts, une fabrique permanente de sens possibles qui nous entraînent ailleurs, et qui nous déroutent. De laisser parler les êtres et les choses dans leurs différents modes d’existence, de regarder au-delà, c’est à dire vers ce qui mène à plus d’existence. Cet Institut fictionnel d’Afrique Noire serait une constellation en expansion de gestes, d’actes, de performances, de migrances, de rêves, de transes, de configurations, de conjonctions, de cohabitations, de tensions, non patrimonialisables, permettant d’être parmi les choses (et non au-dessus d’elles) et de déployer une expression toujours renouvelée. Tel un intercesseur, cet institut soutiendrait les récits et les objets en les considérant comme des vecteurs de vitalité, construisant des relations affectées, une écologie des êtres ou des choses tenant compte de leur puissance d’agir et de l’effectivité de leur présence.

Ce numéro soutient la création d’un tel espace. Il est pensé comme une figuration textuelle de ce nouvel institut et donne corps à une pluralité de récits et d’engagements intellectuels, sociaux, artistiques, politiques transformant nos communautés de savoir, travaillés par les devenirs de l’IFAN ou travaillant les devenirs de l’IFAN. Ici, le musée Théodore Monod accepte

Vous ne pouvez pas me cacher
Entretien avec Nii Kwate Owoo

You Can’t Hide Me
An interview with filmmaker Nii Kwate Owoo
Veiller à ce que la même douleur ne soit pas infligée à nouveau
Une conversation entre Nanette Snoep, Carla de Andrade Hurst et Aurora Rodonò

Taking care that the same pain is not inflicted again
A conversation between Nanette Snoep, Carla de Andrade Hurst and Aurora Rodonò
Une topographie de la perte
Sam Hopkins & Simon Rittmeier

A Topography of Loss
Sam Hopkins & Simon Rittmeier
Au cœur du « musée métabolique » de Clémentine Deliss, un glossaire organique
Alexandre Girard-Muscagorry
La rumeur des voix
Lotte Arndt
Des Mutants en héritage ?
Érika Nimis
Pour un partage d’archives : le « 1er Festival mondial des arts nègres », Dakar 1966
Diane Turquety
Une « étude noire » de Beaubourg : la Bibliothèque Chimurenga
Amzat Boukari-Yabara
La discothèque de Sarah Maldoror
décomposée, non-arrangée et reproduite par Ntone Edjabe

Sarah Maldoror’s Discothèque
decomposed, an-arranged, and reproduced by Ntone Edjabe

Crédits images :

Photogramme issu de « You Hide Me”, Nii Kwate Owoo, 1970

Vue de l’exposition « RESIST! The Art of Resistance” (1er avril 2021 – 9 janvier 2022) © Rautenstrauch-Joest Museum.

« A Topography of Loss” © Sam Hopkins/Simon Rittmeier

« The Metabolic Museum de Clémentine Deliss © Alexandre Girard-Muscagorry

Couverture de « Captured Voices. Sound Recordings of Prisoners of War from the Sound Archive 1915 – 1918, Britta Lange, (2022)

« The future and the past” © Érika Nimis

Bobine d’un enregistrement de Radio Sénégal, archives de la Radiodiffusion télévision sénégalaise, Dakar.

Bibliothèque Chimurenga © Anna Greffe

Gerard Lockel Gro Ka Moden, 1976 (cover design by Gerard Lockel)